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Principe de l’épuration des eaux usées urbaines

Origine et devenir des boues d’épuration

Les eaux usées produites par l’activité humaine sont, hors zones d’assainissement autonome, collectées par des réseaux et amenées au niveau des stations d’épuration.

A ce niveau, la pollution (particules et substances dissoutes) est séparée de l’eau par divers procédés physiques, chimiques et biologiques afin de restituer au milieu récepteur (fossé, ruisseau) une eau de qualité suffisante.

Les matières en suspension les plus grossières sont éliminées au préalable, le plus souvent par décantation, filtration, etc.. Il s’agit des pré-traitements.

Pour éliminer les substances dissoutes (essentiellement les matières organiques), les procédés d’épuration biologique utilisent une biomasse animale microbienne (= des bactéries sélectionnées grâce à des conditions de milieu particulières) qui « se nourrit » de ces substances, les transforme, croît, puis s’agglomère en flocs (ou amas), qu’il est alors possible de séparer de l’eau au niveau des clarificateurs.

 
Source : Les boues d’épuration et leur utilisation en agriculture, document ADEME, mars 2001.

 

Ce sont ces amas de bactéries que l’on appelle communément « boues ». Les boues « en excès » sont retirées du circuit. Leur composition les rend, dans la majorité des cas, aptes à être valorisées en agriculture.

Selon les traitements qu’elles subissent, elles seront sous forme liquide, pâteuse, solide ou compostée.

Boues liquides stockées dans un silo Boues pâteuses en sortie d'un filtre à bandes
   
Boues sèches sur lits de séchage
Boues compostées après criblage

La forme des boues détermine le système de stockage utilisé. La capacité de stockage nécessaire correspond aux périodes pendant lesquelles les boues sont produites mais ne peuvent être épandues (cultures en place, conditions climatiques).

Les boues valorisables en agriculture sont épandues aux périodes adéquates, à des doses correspondant aux besoins des cultures et aux capacités « d’absorption » des sols.

L’épandage et l’enfouissement immédiat des boues peut être réalisé par un employé municipal, un agriculteur ou un entrepreneur de travaux agricoles, à l’aide du matériel adapté (ex : une tonne à lisier pour les boues liquides, un épandeur à fumier modifié ou EBPL pour des boues pâteuses à sèches).

Des études préalables sont nécessaires, un dossier de déclaration ou d’autorisation devant être instruit par les services de l’ Etat. De même un suivi des épandages (pratiques, analyses de boues, de sols) est exigé.

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